Archives mensuelles : mars 2010

J’avais mal à la trogne

J’avais mal à la tête, et je ne me souvenais plus vraiment pourquoi : le coup de pogne dans la tronche, la chute dans l’escalator, ma dentition sur le béton.

Le monde affluait au Forum des Halles. Il pissait dru. Les lourdes gouttes qui dégoulinaient de mes cheveux troublaient ma vue embuée. Lire la suite

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans T. Guéridon

Le sandwich de la vérité

Sal s’apprêtait à déposer le sandwich « dinde et ciboulette » sur un banc, puis se ravisa. L’horrible, l’indicible –pire : l’impensable – vérité venait de lui asséner une violente droite dans le bas-ventre. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Lester B.

Florence

Je ne me confie pas à Florence.
Florence sait.
Elle sait quand je suis seul, le soir,
Elle connait mon odeur quand je sors de la douche
Et même celle de mon PQ. Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Lester B.

Je rentrais de chez C.

Il n’était pas 2h du matin, je tombais déjà de sommeil, et je pouvais pas m’empêcher de compter les mètres avant de retrouver mon hamac : « dans 600 mètres, je suis arrivé », et, par corrélation, « plus que 600 mètres pour que quelque-chose se passe, qui me détourne de mon objectif ». Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Lester B.

150 mots dans le métro

Avenue d’Italie, je me presse pour attraper la ligne 7, histoire de ne pas dépasser la demi-heure de retard. L’heure de pointe est passée, aussi je m’assure une place de choix. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans T. Guéridon

Martin crevait la dalle / 2

T2.

Martin entra finalement dans une rôtisserie orientale qui ne payait pas de mine, mais dont les poulets sur pique, exhibant leur carcasse aux mouches à merde, avaient retenu son attention. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans T. Guéridon

Martin crevait la dalle / 1

T1.

Gisant sur les 100 mètres carrés qu’il squattait depuis une semaine, Martin Kirsch récupérait doucement de son dernier shoot à l’héro. Les fenêtres nues, à l’image de l’appartement, exposaient la pièce principale aux rayons brûlants d’un après-midi d’août et offraient à M. une enveloppe de chaleur cotonneuse. Lire la suite

2 Commentaires

Classé dans T. Guéridon