Archives mensuelles : avril 2010

Santa Fe, 1987

Théophile Guéridon et Suzanne Winchester se sont rencontrés en 1987 à Santa Fe, dans un troquet portugais bon marché à l’angle de la onzième. Lire la suite

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La virilité questionnée

Kowalski se demandait si son goût croissant pour les bijoux questionnait sa virilité, acquise au prix de longues heures de perceuses. Non qu’il eut dû lutter pour percer les épaisses cloisons : équipé du foret adapté – un steinbohrer 6 mm – c’avait été un jeu d’enfant. Il avait même pris goût à ces petits bricolages, qui lui donnaient chaque fois un peu plus l’impression d’avoir, enfin, trouvé un chez soi. Peu à peu, évoquant ces menus travaux, il s’aperçu que cela lui avait conféré une nouvelle masculinité, principalement auprès de ses collègues masculins. Ceux-ci se délectaient de la dernière anecdote de Kowalski : une plinthe fabriquée sur mesure, le changement d’un carreau, et cette fois où il avait réparé la porte coulissante de sa tante !

Des bracelets, des bagues, et même des pendentifs, beaucoup de gars en portaient, ici, mais Kowalski ne pouvait se décider à sauter le pas. Pourtant, il en rêvait de cette bague dinosaure, de ce bracelet squelette ou de ce pendentif.



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A silver knight

>Part 1.

>Part 2.

Part 3.

Comme la brute ouvrait le morceau en cuir de vache, une voix masculine se fit entendre à quelques pas.

« Gentlemen, you should give the wallet back and let us, now, disait-elle amicalement. Lire la suite

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Suspens ton vol

« Non, on voit bien que t’as pas compris le bouquin ». Si j’avais pas été sous perf, Suzanne aurait sans doute dû envoyer quelqu’un à la boucherie lui acheter un steak, ou je sais pas quelle viande rouge qu’on est censé se mettre sur l’œil quand quelqu’un vous a foutu sur la gueule. Heureusement pour elle, j’étais pas en état de l’atteindre physiquement. Avec des mots j’avais déjà du mal. Lire la suite

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A silver knight

>Part 1.

Part 2.

« Hey! Guys! Over here! In the cab! continuait de brailler M. alors que deux gars s’approchaient prudemment.

— Thank you, Jesus », souffla-t-il en les voyant venir. Lire la suite

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Comme ça

Pire, en réalité c’était bien pire. Aucune bouteille de tequila, pas une once d’alcool, même. L’influence était à aller chercher ailleurs. Et puis, on dit qu’il est impossible d’écrire quelque chose d’intéressant sous alcool. La raison, donc, qui le poussait à écrire ces lignes, était tout simplement le constat d’un break raté. Les pauses étaient éparses, disséminées sporadiquement dans son emploi du temps, et il voulait « en profiter à fond », en extraire le maximum. Or, voilà qu’il se retrouvait bloqué ici, pour encore deux jours, avec rien d’autre à foutre que de regarder la pluie tomber. Merde, les panneaux à l’entrée de la ville indiquaient bien « 300 jours de soleil par an ». Il savait de source sûre que pour la mairie, une journée était comptée comme journée de soleil au bout de deux heures consécutives d’exposition à ses rayons, mais quand-même. Cela sentait l’injustice. La divine injustice.

Lester Batiscaph

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A silver knight

Part 1.

Max avait les poings liés au volant. Il avait été laissé là, seul, un instant, dans son taxi, au milieu d’une rue sinueuse et sombre. Son client nécessitait cet instant comme il nécessitait la fidélité du taxi driver. Lire la suite

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